Dans une entrevue accordée à la télévision de Radio-Canada, M. Samad a reconnu que la mission était dangereuse. Toutefois, il a dit vouloir convaincre les Canadiens de son bien-fondé, et leur permettre de faire la différence entre l'intervention en Afghanistan et celle des Américains en Irak.
« En Afghanistan, on a le monde derrière nous, le support de 70 pays pour la reconstruction et 36 pays sont membres de la coalition », a-t-il expliqué. Omar Samad a ajouté que les attentats du 11 septembre 2001 avaient touché tout le monde, y compris le Canada.
L'ambassadeur afghan espère que la coalition aura accompli son travail en moins de quatre ou cinq ans. Il estime qu'elle doit tout de même se préparer à un prolongement de la mission jusqu'en 2011, en raison de la difficulté du combat contre le terrorisme.
Le jour même où on célèbre les funérailles de la capitaine Nichola Goddard, tuée au combat en Afghanistan, M. Samad a insisté pour dire qu'il comprend la souffrance des familles qui perdent un de leurs membres. « Quand il y a des morts, nous souffrons comme vous », a-t-il dit.
Mercredi dernier, la Chambre des communes a adopté par seulement quatre voix une motion prolongeant la mission canadienne en Afghanistan jusqu'en 2009. Le vote a eu lieu après quelque six heures de débat, au cours duquel le Parti libéral, notamment, a semblé divisé sur la question.
L'ambassadeur afghan a dit qu'il avait écouté les deux premières heures du débat. Il a confié avoir craint pendant un moment que la motion soit rejetée.
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